La CNA rend visite à Thierno Ibrahima Barry, agropastoraliste, une référence pour la jeunesse guinéenne

Le 27 Mars 2025, le Secrétaire Général de la Chambre Nationale d’Agriculture, M. Abdoulaye SACKO accompagné par le chef du département Communication et Digitalisation et une équipe de la RTG, était à Ditinn (Dalaba) pour visiter les champs de Thierno Ibrahima Barry. Monsieur Abdoulaye Sacko et son équipe ont été impressionnés par les efforts consentis par Thierno Ibrahima Barry, grand producteur maraicher et très professionnel dans sa pratique de l’agriculture.

100 Hectares à Wafou

A lui seul, pour l’agriculture, il évolue sur environ 𝟏𝟎𝟎 𝐡𝐞𝐜𝐭𝐚𝐫𝐞𝐬 à 𝐖𝐚𝐟𝐨𝐮, dans la Commune rurale de 𝐃𝐢𝐭𝐢𝐧𝐧 (𝐃𝐚𝐥𝐚𝐛𝐚). Pendant ses périodes de récolte, il inonde le marché de Conakry en légumes et fruits, notamment en tomate, aubergine, pomme de terre, oignon et pastèque.

Ses ingénieurs agronomes ont la maitrise parfaite des itinéraires techniques et ont mis en place un système d’irrigation goutte à goutte très performant. Ce qui leur permet de faire l’agriculture avec précisions. Déjà, ils ont installé des forages industriels qui leur rapporte les quantités d’eau nécessaire, notamment en contresaison. Pour l’électricité, ils alternent entre le groupe et les panneaux solaires. Dans ses installations de Wafou, Thierno Ibrahima Barry a des équipements de dernière génération pour le labour et il utilise des semences de très bonne qualité, adaptées aux conditions climatiques de la zone.

Des produits de contre saison

Cette année, lors de la contresaison, il a fait 𝟐𝟎 𝐡𝐞𝐜𝐭𝐚𝐫𝐞𝐬 seulement en 𝐭𝐨𝐦𝐚𝐭𝐞𝐬. Et le rendement était d’environ 100 tonnes à l’hectare. Ce qui est un record au niveau national. Avec ces quantités « Barry tomate » a ravitaillé les marchés de Dalaba, Mamou, Labé et de Conakry. Toutes ses récoltes de tomate ne pouvaient pas se contenir dans les deux hangars qu’il a construit, pourtant de grandes capacités.

Plus de 250 personnes, notamment des femmes et des jeunes, sont employés pendant cette période pour récolter chaque jour les tomates, pendant plus d’une semaine. En plus de percevoir une somme de 60 000 FG par jour, ces femmes, venues de tous les villages environnants, sont nourries et chacune rentre le soir avec quelques quantités de légumes et des fruits.

Les quantités récoltées sont acheminées immédiatement sur les marchés. Des femmes venues notamment de Conakry, achètent d’importantes quantités dans des camions, à des prix très abordables, pour aller les revendre à Conakry (Km 36, Matoto).

CONCLUSION

Malgré tout, les pertes étaient énormes. Les causes sont entre autres : l’insuffisance de magasin de stockage, le manque de chambre froide, le mauvais état des routes Ditinn-Dalaba-Conakry ou Dalaba-Labé, mais aussi l’importation des tomates du Mali,…

Cette visite de la Chambre Nationale d’Agriculture accompagnée de la Télévision Nationale, a permis de mettre en lumière ce champion agropastorale mais aussi de toucher du doigt les difficultés que ce producteur et d’autres de la zone, rencontrent dans leurs activités.